Payer des “Coachs” pour les jeunes de banlieue, ça marche?

8 10 2009

Il s’agit d’aider ceux qui n’ont aucune qualification Mais aussi ceux qui ont déjà un diplôme et qui ne trouvent pas d’emploi après avoir effectué les démarches administratives nécessaires.  Nous les conduirons, grâce à un coaching intensif de 6 mois, à un vrai métier.” et d’ajouter ” Ce qui est nouveau, c’est que nous irons chercher les jeunes là où ils sont et même dans les cages d’escaliers, car nous devons ramener les jeunes les plus désœuvrés dans les circuits de la recherche d’emploi”.

C’est Fadela Amara qui le dit lors de sa présentation du plan “Banlieue Espoir” le 15 fevrier 2008  voir la déclaration entiere sur le site de Fadela Amara

08oct0902

Plus d’un an après, la canard enchainé du 06 octobre 2009 revient sur les résultats.

Je cite ” sur 13000 contrats d’autonomie signés depuis 1 an, 1160 ont, pour le moment débouché sur un CDD ou une formation, et 3300 jeunes sont sortis du système sans avoir rien décroché.  Les autres contrats sont encore en cours ou ont été renouvellés, faute de mieux”. Petit rappel : l’Etat  paie 7500 € par jeune coaché mais ne verse que 40% à la signature du contrat soit 3000 €. Le reste n’étant versé que si le contrat débouche sur 1 CDI, 1 CDD ou une formation qualifiante. Le “coaché” recevant 300 € par mois de la part du “coacheur” pendant la durée du contrat. Les 300 € étant prélevés sur les 3000 €.

Ma question est simple : 300 * 6 = 1800 €,  il ne reste que 1200 € à l’opérateur, soit 200 €/mois, si le contrat ne débouche pas sur un job ou une  formation, ce qui couvrirait, au mieux, les quatre contacts mensuels avec le coaché!

Toute “cette usine à gaz”  expliquerait, que les tentations soient grandes de sucrer les 300 € mensuel de bourse de la part des opérateurs. Le canard enchainé prend l’exemple du collectif d’associations parisien qui a décroché le marché et qui n’a pas versé près de la moitié des bourses. Chez Fadela Amara on avance cette explication: “Les opérateurs parisiens  ont eu des problèmes de trésorerie : on devait leur verser 200 000 euros mais il nous manquait un RIB.”

Conclusion:

Ce n’est pas de coaching dont ont besoin les jeunes de banlieue mais d’ordre. Parce que ceux que l’on vise par ses mesures, sans le dire, ce sont ceux qui glandouillant à longueur de journées, s’amusent à jeter des pierres sur les pompiers, bruler des voitures, éclairer des délinquants pour se faire une place dans la bande… . Ce sont ceux qui habitent encore chez leurs parents et faute d’espaces personnels s’accaparent les cages d’esclaiers, parcs et autres lieus communs, formant ainsi des bandes qui vivent en décalage avec la société. Ce sont eux qu’on veut ramener sur le droit chemin celui du travail et du respect. Les autres, ceux qui veulent vraiment s’en sortir, ont, je suppose, tout essayé, y compris du coaching de la part d’animateurs, pour espérer dénicher un travail. Le coaching de Fadela Amara est une bonne chose pour eux mais en tant qu’expérience (chèrement payé par les contribuables, 34 millions déjà versés ) et une énieme opportunité pour trouver du travail.

Quand à la vraie solution pour faire entrer les “banlieues” dans le monde du travail, c’est d’abord d’empêcher  les trafics souterrains qui s’y passent et commencer ainsi à rétablir la confiance parmi ses habitants, un travail de longue haleine.

K.K.





Bagnolet : Pourquoi une telle pression ?

11 08 2009

12aout01

Pour un premier article, choisir un événement aussi tragique et douloureux que le décès d’un jeune homme de 18 ans dans un accident de moto, n’est pas très commode mais je ne me défile pas et je me lance.

Dès que j’ai appris, par un collègue,  cette triste histoire, mon premier réflexe fut de se connecter au site internet du ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer (en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat (sic) pour connaître exactement le nombre de victimes des accidents de la route en France par jour. Pourquoi me diriez-vous? Ce fut d’abord un réflexe, un instinct, un signal électrique dans le cerveau de l’humain que je suis. Un refléxe d’accord, mais quel lien entre une course poursuite ponctuée d’un décès tragique et les victimes, ‘habituelles’?, des accidents de la route? L’accident de la route justement!

Et les policiers alors, ils n’y seraient pas mêlés? Combien même les policiers auraient bousculé la victime dans cette fuite, quelqu’un peut-il réellement croire que c’était pour faire disparaître ce jeune homme à jamais?! Rien que le fait de l’écrire me donne des frissons. Alors pourquoi en parler des policiers, dans les journaux et en faire la Une des Unes? La situation idéale pour ce genre d’affaires aurait été que des enquêtes soient ordonnées dans la sérénité, la neutralité et le calme plutôt que sous cette pression. Parce que pression il y ‘a, ne serait-ce que parce que quatre compagnies de CRS sont mobilisées à Bagnolet. Et tout le monde surveille, guette, observe. Cette pression est passée d’une localité nommée Bagnolet à la France entière, qu’écris-je , au monde entier!

Pour expliquer l’origine de ce climat délétère, il suffirait de remonter jusqu’à l’humain-unique-déclencheur de cette médiatisation et les quelques uns qui  n’hésitèrent apparemment point à relayer l’histoire, avec ses doutes,  avec les versions des uns et des autres, les analyses et autres expertises et secrets entre amis,  engendrant ainsi la pression.

Vouloir remonter jusqu’aux auteurs originels n’a pas pas pour but de punir ou de décrier tel ou telle, mais juste comprendre et c’est fondamental de comprendre les origines des événements mis au devant de la scéne.  Justement, à défaut de comprendre, beaucoup de gens s’imaginent des complots, des groupes de pressions, des royaumes invisibles, des êtres extraordinaires, super géniaux, dotés d’intelligences supérieures qui font le beau et le mauvais temps…Alors qu’en vérité, à mon avis, un être humain ordinaire, comme vous et moi, unique et surement éprouvé, a décidé, de plein gré, ou contre son gré, de mettre la pression, de créer une dynamique négative. S’il l’a décidé de lui même c’est surement qu’il doit déjà  être conscient qu’il est une bête féroce, et dans ce cas là il est du devoir de la société de l’aider à ne plus vouloir à tout prix entretenir la division pou mieux régner, en le faisant soigner par exemple. Et si ce n’était pas le cas, et qu’au contraire on lui aurait forcé la main, et que c’est juste pour garder son salaire, et pouvoir ainsi nourrir sa famille, ou s’il n’a pas de famille se nourrir lui-même, personne ne pourrait le lui reprocher vraiment. Une troisième possibilité aurait été qu’on le lui ait  suggéré et qu’il l’ait accompli avec un peu d’amertume mais accompli quand même, eh bien je  mettrais ceci au crédit de son manque de courage, un collaborateur tristounet en somme. Et puis en dernière catégories, la grande majorité, tout ceux, qui par nécessité vitale de communiquer,  ne font même plus attention aux effets potentiels de ce qu’ils écrivent, le principal est d’être là et participer.

L’identification de cet humain unique et déclencheur de cette pression permettrait de lui poser la question et ses explications nous apprendraient comment, psychologiquement est né cet événement. Et cela suffit à diminuer nettement ses chances ( de l’événement) de se reproduire, une méthode simple et efficace pour circonscrire les événements nuisibles et négatifs. Et c’est valable pour tous les types d’événements et ça ne coûte pas un sous au contribuable.

Pour revenir à ma consultation ‘instinctive’ du site du ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer (en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat ) (resic), j’ai confirmé ce que je savais un peu approximativement, à savoir 400 tués sur les routes le mois de juillet par exemple. Cela fait tristement une moyenne de 12 personnes par jour, macabre réalité!!! Quelles en sont les causes, qui est allé conforter les familles, qui a suivi les procès, les fois où il ont eu lieu , qui leur a rendu hommage?

Avec cette triste moyenne, il y ‘a place pour  au moins douze vraies unes dignes de ce nom par jour!!!

Enfin, pour finir sur la banlieue, il y ‘a une solution toute simple pour ‘sauver’ les banlieues, il suffirait d’essayer d’aimer ceux qui y habitent, en allant pic-niquer par exemple sur les pelouses des cités  avec du jambon, une baguette et un apéritif dans le couffin! Que pourraient-ils bien nous faire, nous jeter des pierres, nous tirer dessus?  Sur une centaine de milliers de citoyens gentils, souriants, curieux et courageux? Et s’ils nous embrassaient?!

J’ ai une pensée profonde pour toutes celles et ceux qui ont connu, aimé et côtoyé ce jeune et qui éprouvent une douleur qu’eux seuls peuvent ressentir. Une pensée profonde à tous les proches des victimes des accidents de la route car ce type de disparition est si soudain et imprévisible que le chagrin engendré chez les proches ne peut en être que plus grand malheureusement.

Enfin une pensée, aussi profonde,  à toutes celles et ceux qui souffrent dans ce monde fini.

K.K.








Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.