” Il s’agit d’aider ceux qui n’ont aucune qualification Mais aussi ceux qui ont déjà un diplôme et qui ne trouvent pas d’emploi après avoir effectué les démarches administratives nécessaires. Nous les conduirons, grâce à un coaching intensif de 6 mois, à un vrai métier.” et d’ajouter ” Ce qui est nouveau, c’est que nous irons chercher les jeunes là où ils sont et même dans les cages d’escaliers, car nous devons ramener les jeunes les plus désœuvrés dans les circuits de la recherche d’emploi”.
C’est Fadela Amara qui le dit lors de sa présentation du plan “Banlieue Espoir” le 15 fevrier 2008 voir la déclaration entiere sur le site de Fadela Amara

Plus d’un an après, la canard enchainé du 06 octobre 2009 revient sur les résultats.
Je cite ” sur 13000 contrats d’autonomie signés depuis 1 an, 1160 ont, pour le moment débouché sur un CDD ou une formation, et 3300 jeunes sont sortis du système sans avoir rien décroché. Les autres contrats sont encore en cours ou ont été renouvellés, faute de mieux”. Petit rappel : l’Etat paie 7500 € par jeune coaché mais ne verse que 40% à la signature du contrat soit 3000 €. Le reste n’étant versé que si le contrat débouche sur 1 CDI, 1 CDD ou une formation qualifiante. Le “coaché” recevant 300 € par mois de la part du “coacheur” pendant la durée du contrat. Les 300 € étant prélevés sur les 3000 €.
Ma question est simple : 300 * 6 = 1800 €, il ne reste que 1200 € à l’opérateur, soit 200 €/mois, si le contrat ne débouche pas sur un job ou une formation, ce qui couvrirait, au mieux, les quatre contacts mensuels avec le coaché!
Toute “cette usine à gaz” expliquerait, que les tentations soient grandes de sucrer les 300 € mensuel de bourse de la part des opérateurs. Le canard enchainé prend l’exemple du collectif d’associations parisien qui a décroché le marché et qui n’a pas versé près de la moitié des bourses. Chez Fadela Amara on avance cette explication: “Les opérateurs parisiens ont eu des problèmes de trésorerie : on devait leur verser 200 000 euros mais il nous manquait un RIB.”
Conclusion:
Ce n’est pas de coaching dont ont besoin les jeunes de banlieue mais d’ordre. Parce que ceux que l’on vise par ses mesures, sans le dire, ce sont ceux qui glandouillant à longueur de journées, s’amusent à jeter des pierres sur les pompiers, bruler des voitures, éclairer des délinquants pour se faire une place dans la bande… . Ce sont ceux qui habitent encore chez leurs parents et faute d’espaces personnels s’accaparent les cages d’esclaiers, parcs et autres lieus communs, formant ainsi des bandes qui vivent en décalage avec la société. Ce sont eux qu’on veut ramener sur le droit chemin celui du travail et du respect. Les autres, ceux qui veulent vraiment s’en sortir, ont, je suppose, tout essayé, y compris du coaching de la part d’animateurs, pour espérer dénicher un travail. Le coaching de Fadela Amara est une bonne chose pour eux mais en tant qu’expérience (chèrement payé par les contribuables, 34 millions déjà versés ) et une énieme opportunité pour trouver du travail.
Quand à la vraie solution pour faire entrer les “banlieues” dans le monde du travail, c’est d’abord d’empêcher les trafics souterrains qui s’y passent et commencer ainsi à rétablir la confiance parmi ses habitants, un travail de longue haleine.
K.K.
Sondages et Commentaires
13 10 2009captureécran_lepoint.fr
Il fut un temps, pas si lointain, où on lisait nos journaux-phares-et-uniques, sans broncher. Pressés le matin d’aller chercher nos quotidiens, on lisait les articles pour savoir et être informé. Chaque jour avec son lot de journaux ne nous laissa guère le temps de chercher, vérifier les informations et puis après tout, pourquoi des journalistes-humains, nous ressemblant, nous manipuleraient-ils? Et pourquoi le feraient-ils ? Mais Internet a tout changé. Il y ‘a désormais la possibilité instantanée de délivrer son message, son avis, gratuitement et anonymement. D’autres façons de concevoir et d’analyser l’information, et donc notre façon de réfléchir, sont devenues accessibles. Les opinions et les vues sur notre monde se multipliérent constituant ainsi des communautés. Je n’aime pas trop ce terme de communautés et je lui préfère celui de “liens sociaux”. Les “communautariser” c’est vouloir les domestiquer. Les médias classiques adorent parler de toile, de communautés de Buzz, personnellement je trouce celà réducteur ne serait ce que parce que d’une part plus d’1 français sur deux est abonné à internet et qu’ils sont beaucoup plus nombreux à s’exprimer par internet que sur les grands médias d’autre part. A croire que des millions qui regardent sans la possibilité de s’exprimer (sur le contenu) sont plus “représentatifs” que quelques centaines ou quelques milliers qui réagissent et qui argumentent?!
Exemple : Lorsque je lis les réactions aux articles relayant le sondage BVA qui nous dit que 67% des français sont contre la démission de F.Mittérand, je note que la majorité des commentaires dénoncent le sondage et ne commentant que rarement l’article en lui-même. Et C’est le cas pour pratiquement tous les journaux ( je ne peux tout lire en effet). La question est : Cette “dénonciation” de l’information est-elle significative, est-ce un phénomène global et naturel ou seulement l’oeuvre d’une “communauté” militante, active et partisane ?
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